vendredi 28 novembre 2014

OLIVES : PAS DE RECOLTE CETTE ANNEE !


Une année exceptionnellement néfaste pour l’oléiculture


Le château de Potelières ne fait pas exception à la règle générale cette année : une récolte très faible à inexistante, et de piètre qualité : en cause une petite mouche parasite de l’olive (bactrocera oleae) qui a proliféré dans la France entière grâce à des conditions climatiques particulièrement favorables (le vacancier comprendra « très défavorable » L) : été frais et humide suite à un hiver doux et pluvieux.
Afin de limiter les dégâts, nous avons tenté une récolte très précoce en sélectionnant les arbres les moins attaqués, mais l’huile produite n’atteint cependant pas le niveau de qualité que nous recherchons et nous ne la commercialiserons pas. Nous devrons attendre la prochaine récolte en novembre 2015 pour déguster à nouveau notre « or vert » !

ce qu'on aurait aimé récolter...

Pour en savoir plus :

La mouche de l’olive (bactrocera oleae ou dacus oleae) est un parasite spécifique de l’olive : l’adulte pond ses œufs dans le fruit, la larve s’y développe, se transforme en adulte qui s’attaque à d’autres olives, etc. Le cycle, appelé « vol » se reproduit 4 à 5 fois dans une saison selon les conditions climatiques.
La dernière génération attendra patiemment dans les premiers centimètres du sol que le printemps revienne et que les nouvelles olives commencent à grossir pour recommencer leurs attaques.
Les fruits atteints s’oxydent et tombent précocement. Cette année, on estime que 80 à 90 % de la récolte nationale est perdue ! Il faut remonter au grand gel de 1956 pour retrouver un désastre similaire !

Pourquoi autant de mouches ?
la coupable: bactrocera oleae
Depuis quelques années, du fait du réchauffement climatique global, on constate sa présence de plus en plus haut, à la fois en latitude et en altitude. Il y a quelques années seulement, ce parasite ne se rencontrait quasiment jamais à Potelières.
Ensuite l’hiver 2013 / 2014 a été particulièrement doux, et n’a pas causé de mortalité dans les populations au stade hivernal.
Enfin,  la saison d’été globalement fraîche et humide a constitué un terrain de développement particulièrement favorable : la mouche craint les conditions appréciées des vacanciers : la chaleur et la sécheresse.

Comment lutter ?
2 outils sont à disposition des oléiculteurs bio :
Un insecticide bio (synéis appat), ou une méthode de barrière, avec de l’argile blanche (la mouche ne « trouve » plus les olives pour pondre).
Dans les 2 cas les produits ne pénètrent pas dans le végétal, et sont lessivés par les pluies : cette année leur efficacité s’est avérée très faible.


Espérons que l’hiver prochain soit rude et suivi d’un été chaud ! 



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